Jean de la Fontaine
Le XVIIe siècle compte deux grands courants littéraires tout à la fois concurrents mais aussi complémentaires : le classicisme et la littérature baroque.
Jean de La Fontaine est un poète français de la période classique dont l'histoire littéraire retient essentiellement les Fables et dans une moindre mesure les contes licencieux. On lui doit cependant des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.
J'apprécie beaucoup La fontaine et je lis souvent ses fables et contes instructives. Il a écrit de nombreuse phrases savantes, qui sont devenus les proverbes maintenant.
- Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde : On a souvent besoin d’un plus petit que soi. (Le Lion et le Rat, II, 11)
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Tel est pris qui croyait prendre. (Le Rat et l'Huître, VIII, 9)
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Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. (Le Lièvre et la Tortue, VI, 10)
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Que de tout inconnu le sage se méfie. (Le Renard, le Loup et le Cheval)
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Si Dieu m’avait fait naître propre à tirer marrons du feu, certes marrons verraient beau jeu. (Le Singe et le Chat, IX, 17)
Aujourd'hui j'ai lu une fable de La Fontaine: "Le Chêne et le Roseau"
Le Chêne et le Roseau
Jean de la Fontaine
Le Chêne un jour dit au roseau :
Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir.(*)
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l'Arbuste ,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.
(*)l'aquilon est un vent du nord, violent et froid, le zéphyr un vent léger et agréable.
Cette fable est un chef-d'oeuvre , et La Fontaine lui-même la mettait au rang de ses meilleures, au dire des écrivains qui ont fait son éloge. Le poète a suivi les idées. que le sujet présente naturellement : c'est ce qui fait la vérité de son récit. Mais il a su revêtir ce fonds de tous les ornements qui pouvaient lui convenir : c'est ce qui en fait la beauté. Ses pensées, ses expressions, ses tours, forment un accord parfait avec le sujet : toutes les parties en sont assorties et liées, au dedans par la suite et l'ordre des pensées, au dehors par la forme du style, et nous présentent parce moyen un tableau de l'art, où tout est grâce et vérité. Joignez à cela le sentiment qui règne partout, qui anime tout d'un bout à l'autre. Cette pièce a tout ce qu'on peut désirer pour une fable parfaite.
Si on suppose que ces deux plantes se parlent, on sent que le Chêne doit parler avec hauteur et avec confiance, le Roseau avec modestie et simplicité; c'est encore la nature qui le demande. Cependant, comme il arrive presque toujours que ceux qui prennent le ton haut sont des sots, et que les gens modestes ont raison , on ne serait point surpris ni faché de voir l'orgueil du Chêne abattu, et la modestie du Roseau préservée.
Dans la vie quotidienne, on voit partout les examples de chênes et de roseaux. Les orgueilleux sont souvent frappé par terre à la fin du compte, mais les modestes connaissent mieux l'art de se tenir longtemps, et ainsi ils survivent les grands. Dans cette fable, La Fontaine, pour mieux frapper les orgueilleux, donne au chêne un ton de protection insolente et le jette aux pieds de celui que sa bienveillance voulait humilier.
Le destin du chêne et du roseau est celui des grands et des petits, comme le montre l'illustration jointe :

Il nous faut donc retenir par coeur cette devise:
Je plie, et ne romps pas.



















nt d'Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les Romains. Les boules ont d'abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l'âge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance. Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution.
Le premier à jouer trace un rond et jette le but à une distance comprise entre six et dix mètres du rond. Puis il joue sa boule en essayant de l’amener le plus proche possible du but : il pointe. L’équipe adverse joue à son tour : elle peut également pointer et essayer de placer sa boule plus proche encore du but ou tirer, ce qui consiste à lancer sa boule sur la boule adverse de façon à la chasser. On regardera ensuite à quelle équipe est la boule la plus près du but, quitte à mesurer si c’est trop difficile. L’équipe qui a la boule la moins proche doit jouer la boule suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de boule à jouer. On dit alors que la mène est finie, et on compte les points, c’est à dire le nombre de boules les plus près du bouchon appartenant à la même équipe. Celle-ci marque ces points et jette le but pour commencer une nouvelle mène. La partie se termine lorsqu'une équipe arrive à treize points.
t fin à l’avènement de la Révolution française en 1789. Cette période se caractérise, d'une part, par un fort mouvement de remise en question ainsi que par l'établissement d'une plus grande tolérance et, d'autre part, par l'affaiblissement de la monarchie, suivi de la fin de la suprématie française en Europe et du début de la prépondérance anglaise. Des personnalités comme Voltaire, J.-J. Rousseau, B. Franklin ont certainement marqué leur époque de même que Frédéric II de Prusse, Lavoisier, Diderot et Goethe.
Par ailleurs, la société française s'ouvrit aux influences extérieures, particulièrement à celles venant de l'Angleterre devenue la première puissance mondiale. Le parlementarisme et le libéralisme anglais attirèrent l'attention, de même que la guerre de l'Indépendance américaine, ce qui permit l'acquisition d'un nouveau vocabulaire. Parallèlement, le développement de la presse fut à la fois la conséquence et la cause de cette curiosité générale, ainsi que de la contestation qui se répandait graduellement dans la société.
t aigu fut systématiquement utilisé en lieu et place de la graphie es-, par exemple dans dépit (ancienne graphie : despit). L'édition de 1762 du Dictionnaire de l'Académie consacra l'instauration de l'orthographe moderne et le principe définitif de l'origine étymologique des mots. L'appauvrissement du vocabulaire, noté au XVIIe siècle, ne répondait plus à l'esprit encyclopédique du siècle des Lumières. Ce fut une véritable explosion de mots nouveaux, notamment de termes techniques savants, puisés abondamment dans le grec et le latin. 





Après avoir lu sa grande oeuvre: le poème des Tragiques, épopée des Guerres de Religion, je suis très impressionné par sa splendeur. L’auteur dénonce les souffrances d’un peuple, la responsabilité des rois, des grands et des juges, mais célèbre aussi les martyrs de la Réforme et de ses combats. À travers cet ouvrage véritablement apocalyptique, d’Aubigné annonce le châtiment des coupables sur la terre, et la récompense des Justes dans les cieux, mais lance aussi une accusation grandiose contre Catherine de Médicis ou encore contre le cardinal de Lorraine.
Maître de la sagesse pour les uns et professeur d’idées fausses pour les autres, Montaigne a été défini par Nietzsche en ces mots : "Qu’un tel homme ait écrit, vraiment le plaisir de vivre sur cette terre en a été augmenté...".
Quant à la Lorraine, elle est surtout connue pour ses confitures de fruits délicats, tarte à la mirabelle, de ses Macarons de Nancy,madeleine , dragées,Glace Plombières, patée et potée et sa célèbre quiche lorraine (une tarte salée dont la pâte est recouverte de migaine et de lardons). Petit conseil: si vous ne voulez pas prendre du kilo, ne mangez pas trop quiche même si ça goûte vraiment délicieux!


en Bretagne et est ainsi largement utilisé pour la réalisation des fameuses galettes. La cuisine du val de Loire est fameuse pour ses poissons au vin blanc.Les départements de la Charente maritime et de la Vendée sont réputées pour leur production ostréicole et mytilicole avec notamment les
huîtres du bassin de Marennes-Oléron et les moules de la baie de l'Aiguillon. Le cognac est également originaire de cette région, avec la ville de Cognac le long de la Charente. Les nombreuses forêts qui s'y étendent offrent une large variétés de gibiers et de champignons de qualité.
Les retourner, et ajouter un peu de persil ciselé par dessus
Le mérite d'Henri IV fut de rétablir la paix et l'unité du royaume. Imposé par les souverains de France, le français était dorénavant considéré à égalité avec ce qu'on croyait être alors comme les trois «langues du bon Dieu»: l'hébreu, le grec et le latin.
étorique et une poétique, et de prendre soin de la langue. Dans l'intention de son fondateur, l'Académie était formée d'une sélection de «gens d'esprit», dont l'autorité pourrait exercer une heureuse influence sur la langue et la littérature françaises. Les tâches de l'Académie française ont été fixées en 1637 : elle devait nettoyer le français des ordures qu'il avait contractées dans la bouche du peuple ou dans la foule du Palais et sa fonction principale était de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à la langue française, à la rendre «pure», «éloquente» et «capable de traiter des arts et des sciences».
Placée entre les mains des habitués des salons et de la cour de Louis XIV, la langue littéraire finit par être celle du monde élégant et cultivé, c'est-à-dire 1 % de la population. Son vocabulaire, appauvri par un purisme irréductible, ne presque pas s'enrichit pas. Quant à la phrase, elle se raccourcit et se simplifia dès le début du règne de Louis XIV.